Le 12 décembre 2015, le jeune et talentueux chanteur-pianiste JANN HALEXANDER a donné un spectacle AU MAGIQUE 42 rue Gergovie, 75 014 Paris et suivi d’une séance de dédicaces plus particulièrement à sa maman l’écrivaine Anne Cécile Makosso-Akendengué, aux membres de son Label TH pour ne citer que ceux-là.

C’est à travers le roman « Ceci n’est pas l’Afrique » paru chez l’Harmanttan, roman écrit par sa maman l’écrivaine Anne Cécile Makosso-Akendengué que le chanteur-pianiste alterne entre lecture d’extraits du roman et chansons. Ce roman devenu culte au fil des années, bouleversant les clichés sur le Gabon et l'Afrique en général, avec poésie, humour et mélancolie. Une femme française mariée à un gabonais y racontait ses années passées à Libreville. Et c’est avec ce récit que notre talentueux chanteur-pianiste Jann Halexander nous fait voyager dans un monde autre que celui de la France.

 

C’est alors que notre chanteur-pianiste nous révèle quelques réponses suite à cet interview qui suit :    

 

Interview de Jann Halexander

 

 

1) PLACE AU FEMININ: Monsieur Jann Halexander quels sont vos origines ?

 Jann HAlexander: Père gabonais, mère française, des origines plus lointaines, sénégalaises, portugaises et d'Europe du Nord. D'où mon visage assez...indéfini...

 

2) P.F: Ou avez-vous fait vos études primaires secondaires et universitaires ?

 J.H: Il y a avait l'école Gros Bouquet, dans le quartier Louis. Puis les années collège et lycée au lycée Blaise Pascal.

 

3) P.F: Connaisez-vous aussi bien le Gabon ?

 J.H: J'y suis né. En 1982. J'ai passé ma petite enfance au Canada. Je suis revenu au Gabon au début des années 90. Chaque année, l'été, on le passait en France, le reste de l'année au Gabon. J'ai vécu à Libreville, je suis allé à Lambaréné plusieurs fois, Oirt-Gentil, N'Djolé... Je voudrais aller dans des régions que je ne connais que de nom, j'aimerais voir les monts de cristal par exemple, les hauts-plateaux batékés.

 

4) P.F: Parlez nous de votre parcours de musicien pianiste ?

 J.H: Le fait d'avoir une mère professeur de piano au conservatoire Maurice Ravel à Libreville (en plus des cours de philo qu'elle donnait) a forcément déclenché quelque chose. Je trouvais ça magique : vous touchez de la matière qui produit du son. Et par un curieux assemblement, vous pouvez obtenir des belles mélodies. Et puis j'aimais chanter. Il y a de nombreuses chansons que je chante maintenant, dont j'ai écrit les bases quand j'étais au lycée.

 

5) P.F: L’écrivaine Anne-Cécile MAKOSSO-AKENDENGUE qui est votre mère a écrit un recueil de poèmes intitulé : « Ceci n’est pas l’Afrique », parlez nous de cette grande dame et de son recueil en quelques mots ?

 J.H: Ce n'est pas un recueil de poèmes mais un récit biographique sur la vie de ma mère à Libreville, où elle a vécu quand même une vingtaine d'années. Elle avait envie de parler du Gabon sans clichés, avec, je crois, beaucoup d'amour, de tendresse. Et puis de l'humour aussi. Je crois que c'est ce qui marque les gens. C'était sorti en 2010. Et le bouquin continue de séduire les gens.

 

6) P.F: Comment est née cette envie de concilier l’œuvre de votre maman à celle de votre métier de pianiste ?

 J.H: Je suis chanteur pianiste, et j'avais envie, disons, de faire vivre l'oeuvre de ma mère. Je suis convaincu que pour les artistes, en tout cas ceux qui ne font que ça, il faut être capable de durer. Beaucoup d'écrivains, de chanteurs font un succès et puis on les oublie. Je pars du principe que pour les chansons, ce qui compte c'est de les chanter le plus longtemps possible, qu'elles passent les modes. C'est peut-être pour ça qu'elle touche des milliers de gens, c'est assez émouvant. Il en est de même pour le roman de ma mère, l'intérêt du public pour ce roman ne s'est jamais démenti. J'avais envie, parlons plutôt au présent, j'ai envie de prolonger cette belle aventure.

 

7) P.F: Quel message adressez-vous à vos fans vivant au Gabon et à ceux qui ne vous connaissent pas ?

 J.H: Aux fans au Gabon, des fois je reçois leurs messages :''Quand venez-vous chanter à Libreville ?''. Pour le moment les circonstances ne se sont pas présentées, je le regrette pour eux, pour moi. Quant à ceux et celles qui ne me connaissent pas : découvrez. J'ai un label qui fait un travail remarquable en mettant des extraits de concerts sur des plates-formes comme youtube, des clips, des interviews...

 

8) P.F: Quelles ont été les bonnes et mauvaises surprises dans votre carrière ?

 J.H: Les mauvaises surprises, je les évacue, je passe outre. Ce qui compte, c'est l'amour des gens, l'amour du public, l'intérêt du public, ce sont les gens qui se déplacent aux concerts, qui se procurent les disques, ce sont ces gens qui comptent, ce sont eux qui valident mon existence d'artiste. Et ce sont eux qui créent ce sentiment de partage. Les gens qui ne sont pas réceptifs à mon travail ne m'intéressent pas, quant aux mauvaises surprises, j'ai les épaules solides.

 Il y a eu tellement de belles surprises...encore récemment dans le métro, un jeune étudiant est venu me voir pour me demander si j'étais bien le monsieur Jann Halexander. Il connaissait les chansons de mes débuts et était tout content parce qu'il m'avait découvert à la télé. Je trouve ça touchant. Parfois également, après les concerts, lors des séances de dédicaces, je tombe sur des personnes qui m'ont connu au Gabon quand j'étais ado. Voilà.

 

9) P.F: Votre mot de fin ?

 J.H: Merci à vous et à votre blog. C'est une fierté pour moi quand des Gabonais s'intéressent à ce que je fais. Je chante pour tout le monde, pas pour un public en particulier. Je ne suis pas nostalgique, je ne vais pas idéaliser le passé, la vie à Libreville mais le Gabon fait partie de moi. C'est indélébile. Merci.

 

 Photos du jeune chanteur-pianiste JANN HALEXANDER accompagné de sa maman Madame ANNE CECILE AKENDENGUE

 

Jann Halexander à 2 ans

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Couverture roman Ceci n est pas l Afrique

L écrivaine Anne-Cécile Makosso-Akendengué et son fils Jann Halexander 2010 par Jeff Bonnenfant cliché n°1

 

 

L écrivaine Anne-Cécile Makosso-Akendengué et son fils Jann Halexander 2010 par Jeff Bonnenfant cliché n°2

 

Interview réalisé par Mlle Flore-Florzy-Zita AKOUANDJO EKOMBADIA du Blog « PLACE AU FEMININ ». http://lefemininbygabon.canalblog.com/